En attendant la suite...

Ici aurait pu apparaître un post que vous pouvez toujours aller vous amuser à retrouver sur Post-Synchro, au milieu de 9 autres posts anonymisés.
Essayez de retrouver les auteurs, vraiment, on croit que, mais c'est pas si évident, en fait.

Le post a été remis à sa place, les résultats, j'en pense rien - ceux qui me lisent m'ont reconnu, à mon avis. Stou.

Philippe Jaenada, auteur de l’excellentissime Le Chameau Sauvage a dit de Nicolas Rey qu’il avait « le talent ». Alors j’ai lu Treize minutes, le premier roman de ce dernier. Je me souviens mal, mais je crois me rappeler d’un roman glauque, qui finit mal, comme je les aime. D'êtres humains qui salissent tout, même leurs propres sentiments. De rejet, d’abus, de violence. Et le (anti-)héros au milieu de tout ça, inadapté, décalé, dangereux et pourtant presque sympathique. Il me semble que j’ai apprécié, mais maintenant j’en doute. Parce que, comme ce premier livre m’avait plu, j’ai lu Mémoire courte, toujours du même auteur, un roman anecdotique, une histoire banale, une fin attendue. Parce que j’ai voulu encore insister, et que j’ai lu également son troisième livre, au titre à la fois adapté et antinomique d’Un début prometteur, qui n’apporte rien, pire, qui m'a emmerdé, qui n’a pas réussi à marquer assez ma mémoire pour que je me rappelle seulement de quoi il parle. Et ma déception vis-à-vis de ces deux romans a finalement remis en cause mon appréciation du précédent. Oui, les débuts de Nicolas Rey promettaient beaucoup, mais il n’a pas su transformer l’essai, et il a rejoint dans mon esprit la liste malheureuse des auteurs qui ont commencé haut et persistent désormais dans leur lente dégringolade : Amélie Nothomb et Hygiène de l’assassin, son tout premier et son seul vraiment bon roman ; Bernard Werber, dont l’Empire des Anges, la séquelle des Thanatonautes, me fait bondir au plafond, ne parlons même pas de l’Ultime Secret, je risquerais de devenir vulgaire ; Michel Pagel et sa Comédie Inhumaine, suite de nouvelles liées les unes aux autres, dont la qualité décroît avec le temps... A quoi bon continuer si c’est pour servir de la merde ? L’appât du gain ? L’espoir de retrouver la grâce ? Ou bien n’ont-ils même pas conscience de la baisse de qualité de leur production ?

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