mardi 26 octobre 2004

La triste histoire des lutins sans anus

Je racontais l'autre jour cette histoire, que j'ai lue dans La Grande Encyclopédie des Lutins, et que je trouve à la fois très mignonne et absolument ignoble. Je pourrais disserter sur la symbolique sous-jacente, mais tout le monde s'en cogne, moi la première. Bref, la voici :

Il s'agit donc de lutins, même si je pense qu'on ne peut pas les appeller comme ça, vu qu'ils vivent près de l'équateur, probablement en Amazonie, ou peut-être en Afrique. De toutes façons, lutins ou pas lutins, ils étaient heureux, ils vivaient tranquillement et se nourrissaient du parfum des aliments. Et puis un jour, des (connards d')explorateurs sont arrivés, et ont évidemment voulu imposer leurs coutumes : ils ont poussé les lutins qui n'en sont pas vraiment à ingérer les aliments. Or, bien qu'étant dotés d'un système digestif en parfait état de marche, les petits êtres ne possédaient pas d'orifices leur permettant d'excréter les déchets résultants de ladite digestion. Ils sont donc devenus très agressifs, il faut bien dire qu'une occlusion intestinale (rectale, en fait), ça n'est pas agréable du tout. Là-dessus, les explorateurs, jamais en panne d'idées pourries, ont décidé de creuser un anus à tous les lutins avec leurs couteaux. Je vous fait pas de dessin, dans la jungle, les conditions d'hygiène ne sont vraiment pas terribles, et puis les colons n'étaient pas chirurgiens. Par conséquent, les anus artificiels des lutins ont fini par s'infecter, et ils sont tous morts.

dimanche 17 octobre 2004

Maxime IM

Quand tout est déjà en vitrine, je n'ai pas envie de pousser la porte.
Corrolaire MSNien : le nombre de mots composant le pseudonyme de quelqu'un dans la fenêtre de status de MSN Messenger est inversement proportionnel à la quantité de phrases que je suis susceptible d'échanger avec cette personne.

jeudi 14 octobre 2004

Airs à faire fuir

Bien que rien ne vaille leur écoute, lire les titres des oeuvres pour pianos d'Erik Satie, c'est déjà tout un programme.

lundi 11 octobre 2004

Vénalité

Qui ne tente rien n'a rien, comme dirait l'autre. Souvent, qui tente n'a rien tout de même, mais si on regarde bien, en agissant de cette façon pourtant un peu contestable, binnie a obtenu un DVD, Maïa un ajout conséquent à sa bibliothèque, et Neev une Playstation 2. Ca fait déjà un certain nombre de précédents.

[SNIP]

J'espèrais, mais je n'étais pas convaincue du tout que ça marcherait. Et pourtant...
Un grand grand merci donc à Sixtiz (le petit veinard qui est parti vivre en Suède, voui).

Bonus : si on m'offre toute ma liste, je pose moi aussi (presque) nue avec des tournevis.

samedi 9 octobre 2004

Fantasmagorie

Ses cheveux ni courts ni longs eclaboussent l'air autour de sa tête, quelques mèches caressent ses paupières, et ses sourcils se froncent au dessus d'yeux auxquels je prête des couleurs envoûtantes, bien qu'ils soient peut-être tout simplement bruns. Elle opinerait du chef, se recoifferait du bout des doigts, et un sourire pourrait faire disparaitre un moment la crispation de ses traits. Mais ses mains reposent à côté d'elle, paumes contre sol, phalanges blanchies par le stress, et son regard détaille la texture du béton, tandis qu'elle égrène en silence des syllabes que je ne comprend pas. Moi, je suis patiemment le chemin des secondes sur le cadran de mon après-midi, rongée par une angoisse latente, prétextant avoir mieux à faire alors que j'évoque la chaleur de sa peau contre mes doigts glacés, jusqu'à sentir sa présence irradier au plus profond de ma chair.

J'ai peur de voir son rêve dévorer ma réalité.

mercredi 6 octobre 2004

Comme je l'avais promis

... à des personnes diverses et variées :

- Il ne pète plus les yeux, enfin, moins quoi.
- Il est rose et gris.
- Il y a en bandeau le "nu au totoro" (© Radigo 2001).
- Le menu n'est plus planqué dans des pages annexes.

En bref, le voilà, le nouveau layout, ça n'aura pris que six mois.

mardi 5 octobre 2004

En passant

Il me tend un livre, ouvert à la première page, sur laquelle quelques mots sont inscrits.
- Tiens, toi qui adore les ragots...
J'attrape le bouquin, lis la petite dédicace, pas vraiment d'intérêt. Je le repose sur une des piles qui constellent le lit, tout autour de moi.
- Toi non ?
- Mouais... Le monde serait mieux sans ragots.
- Un monde sans ragots, ça serait un monde sans secrets.
Il interrompt son tri frénétique et se tourne vers moi.
- N'importe quoi.
- Mais si, l'humain EST voyeur.
- TU es voyeuse !
- Mais_ Non, tout le monde. Sinon, à quoi rimerait la presse pipole et les faits divers ? *
- Hmm...
Il est reparti dans son rangement, j'aphorise une dernière fois en feuilletant distraitement un enième ouvrage.
- Pour que l'être humain ne cherche pas à savoir ou à deviner, il faut qu'il sache déjà.


* Et la téléréalité, mais pour moi, ça n'existe pas.

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