mercredi 22 décembre 2004

Je pense à vous

Je sais que vous avez acheté plein de cadeaux pour vos proches, et qu'ensuite, vous avez chargé le répertoire blog de votre liste de bookmarks, et vous avez engraissé Amazon tout en ravissant vos blogueurs favoris. Par conséquent, vous n'avez plus un rond. Donc, contrairement à 34,7% de la blogosphère, je ne vous parlerais donc pas de ma wishlist, et me contenterais donc de vous souhaiter un Joyeux Noël. C'est gentil, hein ?

mardi 14 décembre 2004

Petite précision aux blogueurs en mal d'orthographe

Ce sont les fosses qui sont septiques. Vous, vous pouvez être sceptiques, à la limite. Ou alors il va sérieusement falloir envisager de consulter un médecin.

jeudi 9 décembre 2004

Copies

Un geignement s'élève de sous la couette brune, et une main attrape le combine grincant. Il est neuf heures, et je viens de m'asseoir à mon bureau. Fidèle au poste, bouclage en vue. Sa tête émerge des couvertures, cheveux chatains veinés de rose et d'orangé, épargnés par la crise JeanneMassienne. Elle lève les yeux vers moi, et m'informe d'une voix pâteuse, "c'est normal, c'est une image résiduelle." Ca suffit. J'attrape la télécommande du ghetto-blaster et la braque vers elle, j'appuie le bouton rouge. Elle disparait comme ces vieilles télés s'éteignent. Le téléphone retombe mollement sur l'oreiller, l'éclairage de l'écran persiste un peu, vestige de sa présence. Et s'éteint.
La porte s'ouvre en grand, laissant entrer une silhouette dégoulinante, entortillée dans une serviette-éponge trop petite. L'empreinte de ses pas luit sur le carrelage, et lorsqu'elle s'accoude à mon fauteil, trois gouttes viennent s'écraser à moins d'un centimètre de mon clavier. "T'as raison, qu'elle soupire près de mon oreille, je suis pas du genre à m'imaginer des dons d'ubiquité. Je te suffis à moi-même, non ?" Cliquetis de clavier, froissement de papier. Je presse compulsivement la touche Shift. Le bruit de son souffle cesse. Elle pose néanmoins un bol de corn-flakes sous mon nez, et en ingurgite une cuillère.
"Je perd patience, tu sais." En un instant je me retrouve debout, les bras ballants, tandis qu'assise à ma place elle fait courir le curseur sur l'écran. "J'essaye d'être forte, de ne pas y prendre garde, mais ça me ronge insidieusement. Quand je suis d'humeur paranoïaque, je soupconne de la malveillance, planquée sous un masque d'inconscience. D'accord, parfois, ça devient tellement irréel que ça pourrait aussi bien disparaître. Mais de temps à autre, ça me revient comme un coup de poing." Puis elle engouffre un Oréo®, "pour le moral, tu comprends ?"
Moi aussi, je perds patience. Ses considérations larmoyantes, sa plainte complaisante, ça fait longtemps que j'ai relégué ça au fin fond de ma conscience, je n'ai ni l'envie ni le temps d'y penser. Je l'écarte d'un mouvement de coude, et elle s'efface, docile. Les gouttes d'eau sont toujours intactes sur le bois de mon bureau, je les fixe longuement, la tête pleine de rien. Plus que deux heures, plus que sept jours. Plus que quatre mois, plus qu'un an et demi. Je ne sais plus exactement ce que j'attends, alors dans le doute, j'ouvre cr_bnf.rtf. Le curseur clignote juste après le mot copie

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