samedi 28 juin 2008

Blogs blogs blogs

Je procrastine sans aucun doute, je ferais bien mieux d'amorcer sérieusement les recherches bibliographiques pour mon mémoire. Ceci dit, l'envie de poster sur mon blog qui s'essouffle, je trouve que ça serait dommage de la museler. Alors je mets Tonight, Tonight des Smashing Pumpkins et j'essaye de retrouver comment on enchaine les idées pour faire des textes à peu près cohérents. C'est pas facile pour moi de recommencer à aligner simplement les mots comme je le faisais il y a quelques années, parce que j'ai l'impression d'avoir une obligation de qualité et de contenu envers les gens qui me lisent. Pourtant, je sais qu'on est entre amis ici, maintenant que je suis bien fondue dans la masse, et surtout, je vois bien que j'apprécie toujours autant les petites tranches de vie, même si j'aime aussi certains blogs proposant un contenu plus ciblé et construit.

Tant qu'on en est à parler de blogs, je voulais dire que j'avais un peu déploré et beaucoup rigolé ces derniers temps lors de grands débats sur les blogs et leur "monétisation" (oups, j'ai dit un gros mot) que certains de mes potes ont eu la gentillesse (ahah) de m'indiquer. A noter, le concept de "paupérisation des blogs" exposé par lavieenrouge, à mon avis le point culminant du n'importe quoi dans cette grande mascarade.

Ceci étant posé, j'ai beau reconnaître un fort potentiel comique à des sites comme Le Journal du Blog, j'ai beau trouver un plaisir narcissico-élitiste à me compter parmi les dino-blogueurs, mon avis sur la question est essentiellement que je m'en fous. Je n'aime pas lire des "billets sponsorisés", ça peut justifier que j'arrête de lire quelqu'un - enfin, bizarrement, les plumes que je trouve les plus brillantes n'ont pas cédé à cette mode - mais je n'ai pas envie de polémiquer. Vous voulez faire du fric avec votre blog ? Grand bien vous fasse, vous avez même raison, profitez-en tant que ça dure. Mais moi, je vais plutôt aller me chercher un vrai boulot, et conserver ce lieu comme un espace d'expression où je peux mal écrire, raconter des conneries, ne rien poster pendant des mois. Et ne pas me demander ce que va en penser Ma Régie.

Au milieu de tout ce bazar, il reste heureusement un gros gros paquet de blogueurs qui persistent à écrire pour la beauté du geste et le plaisir de communiquer. Je faisait plus haut un lien vers Elise Titane, que je considère comme un blog de qualité. Je viens de le découvrir via Eolune, j'y ai passé une heure et demi, j'y retournerai sûrement. Pourtant, je ne suis pas du tout dans le "coeur de cible" : ses écrits, qu'elle a d'ailleurs tout rassemblé dans un sommaire fort pratique (comme quoi il y a des bons conseils sur le Journal du Blog, même s'ils disent plein de gros mots comme "référencement", "nombre de pages vues", "taux de rebond"), semblent plus particulièrement destinés aux aspirants professeurs des écoles, et j'ai autant de pédagogie qu'un ornythorinque lobotomisée, alors m'imaginer enseigner quoi que ce soit à une classe... Et pourtant ça fonctionne, j'ai envie de suivre ses boires et déboires d'instit'. Pas question de référencement ou de marketing, sur ce petit coin de net, juste le plaisir du partage d'informations sur un métier que l'auteur aime exercer, sans chercher à toucher le plus grand nombre ni à faire de l'argent - ses textes sont sous licence Creative Commons.

Vous savez quoi ? J'aime bien ça, en fait, parler de ces gens plus inspirés que moi. En attendant mon sioupaire blog qui tue sur la psychomotricité, et au milieu des photos et des tranches de vie (oui je ne désespère pas de m'y remettre), je vais peut-être bien me mettre à vous causer de ces blogs que j'aime et qui mériteraient à mon avis d'être plus connus. Stay tuned, toussa, vous connaissez la chanson.

lundi 28 mai 2007

Twitter sucks

J'avais résisté longtemps, hein. J'avais toléré qu'on appelle web-deux-point-zéro ce qui n'était que (mais c'est déjà beaucoup !) l'utilisation intelligente d'outils pré-existants. J'avais zappé Second Life par peur de devenir vulgaire. Pour tout vous avouer, je me suis même inscrite sur l'anti-ergonomique MySpace - pour mater les photos de jolies filles, mais chut. Et puis j'essaye d'éviter de cracher sur les autres de façon trop ostensible, sinon après les gens se vexent et je suis emmerdée.
Mais là, franchement, ça va trop loin. Le culte de l'inutile voire de l'inintéressant, je connais, voyez, j'ai un blog. Mais j'ai tendance à trouver que Twitter marque un pas de plus dans la médiocrité. Sa force est son défaut : brièveté et rapidité. Je pense tout à fait qu'il y a matière à faire quelque chose d'utile, voire de brillant - parce que les plus inventifs sont capables de tout. Mais pour le moment, tout ce que je vois, c'est un gros paquet de gens qui disent à leurs potes et au reste du monde : "Regarde ! Il ne se passe rien !" dans un format type texto (140 caractères), après avoir réfléchi une demi-seconde, un laps de temps qui ne leur laisse pas le temps de réaliser que non, décrire leur vie dans ses moindres détails, ça N'EST PAS intéressant - même pour leurs amis, oui, vraiment !
Une innocente (bien qu'affligée de mon point de vue d'un mauvais goût de classe internationale, dans le cas précis) victime, que j'ai attaquée à coup de caps-lock sur Gtalk pour délit d'utilisation du bidule, m'a rétorqué qu'il s'agissait en fait d'une sorte de "chat public asynchrone". Je passe sur mes doutes sur la pertinence d'un "chat asynchrone", et clique sur le petit onglet "with friends". En effet, si l'utilisateur a des amis, on observe alors une espèce de système avec des pseudos suivis de phrases, qui se suivent avec une cohérence plus ou moins bonne. C'est bizarre, ça me rappelle quelque chose... Ah, oui, tiens, un canal IRC, en plus bordélique - donc pénible à lire. Quant au côté public, je sais de longue date qu'une discussion via IRC peine déjà à intéresser les personnes en présence, alors le reste du monde, je ne vous raconte pas.
Ce qui me rassure, c'est que je ne suis pas, et de loin, la seule à penser ça :
Twitter Nation: Nobody cares what you're doing.
Twitter, web 2 geek

Bientôt, et rien que pour le plaisir de me contredire, un post sur ma petite vie chiante, histoire de rassurer les copainches qui n'ont plus de nouvelles depuis janvier. Ben ouais, comme j'ai pas de compte twitter, ils ne savent pas du tout ce que je fabrique !

mardi 31 mai 2005

Je cède à la facilité

Et glisse moi aussi mon petit mot sur le référendum, tout ça. Je lis tellement de conneries de part et d'autre que ça me prendrait un bon millier de lignes pour donner mon avis sur tout, mais j'ai une flemme absolue de le faire (et du boulot, aussi). Cependant, à l'intention de ceux qui voudraient ronger quelques sucres sur mon dos, je ne suis pas allée voter. Je n'ai pas lu la constitution, j'avoue - qui l'a fait, montrez-vous ! - mais seulement des digests, émanants des deux côtés, et j'en arrive à la conclusion que mon vote aurait été, en gros "oui à une constitution européenne, mais, franchement, pas celle-là, enfin, pas dans tous les détails". En conséquence, je me suis retrouvée incapable de décider quel bulletin je pourrais bien glisser dans l'urne. Ou est le champ à completer soi-même, là dedans, quand les réponses ne vous conviennent pas ? Pas la peine de partir sur l'indémodable "tu aurais dû voter blanc", on me l'a déjà servi, et je ferais toujours la même réponse - jusqu'à ce que ce point change, bien sur : je voterais blanc quand le vote blanc aura une valeur (sauf quand bien sur je ne voudrais pas voter blanc, on va pas jouer au plus con non plus). A quoi bon se déplacer pour la même absence de résultat ? Pour exercer son droit de vote ? Pour quoi faire, si les réponses pré-formatées à une question fermée ne me conviennent pas ? Sur le tiers (!) de Français à s'être abstenus, je me demande combien sont dans le même cas que moi...

Edit : Lire ici.
Edit : Et aussi. Hihi.

samedi 12 février 2005

Petit guide du logement étudiant en Ile-de-France

Et voici le retour du grand roman-feuilleton de Temps-Présence, la saga du printemps, je repars dans la recherche d'un appartement. Vous venez de province, vous êtes ou projetez d'être étudiant à l'université de Marne-La-Vallée, vous avez envie de vous miner un peu le moral en ce début de vacances ? Ce post est pour vous.

Cette année, j'ai décidé de faire ça bien, en commencant à m'activer dès janvier, en épluchant les documentations, démarchant les foyers, courant aux quatres coins de Paris.

Première salve de visites, coups de fil et assimilés, quelques faits :
- Les logements CROUS sur Paris sont réservés aux étudiants Parisiens. Ce que je suis ? Eh nan, l'université de Marne-La-Vallée est indépendante.
- Les logements CROUS sur Marne-La-Vallée sont apparement tous à caractère sociaux, en gros, étant non boursière, pas la peine d'espérer y avoir une place.
- Les résidences étudiantes privées dans Paris intra-muros du type Lauréades ou Estudines sont du vol pur et simple : 600 à 800 euros pour des studios dépassant rarement les 25 m².
- Certains autres organismes de résidences privées aux prix plus abordables (comprendre environ 500 euros, quand même), sont apparement non conventionnés, ce qui fait passer mon APL de 250 à 87 euros, ce qui me rend impossible la location d'un appartement à plus de 350 euros.
- Il est apparement possible, dans le cas de logements non conventionnés, de toucher les ALS, si certaines conditions de confort sont respectés : ça tombe bien, je ne comptais pas vivre dans un 7 m² sans eau courante.
- Mon stage d'avril à aout étant salement parti pour être non rémunéré, je ne pourrais rien mettre de côté pour l'année prochaine.
- Cas de la colocation : mes APL chutent de 250 à 90 euros, même problème que pour les logements non conventionnés.

Conclusion : Me trouvant dans ce no man's land coincé pile poil entre l'aide sociale et les parents riches, qui vous donne droit à pas grand chose alors que vous n'avez pas tant de fric que ça, j'ai peu de chances de trouver une solution qui ne me soit pas désavantageuse.

Restent les questions suivantes :
- Quel est le montant de ces foutues ALS ?
- Quid des logements sociaux non étudiants ?
- Mais bordel, pourquoi je reste ici ?

Et pour fini, un "le-saviez-vous" : En Ile-De-France, les loyers ont augmenté de 25% en 7 ans, à cause de la hausse des prix de vente, de 80%. Fort heureusement pour nous autres petites gens, le marché va bientôt s'étouffer lui-même : le délai de reprise de location est de plus en plus lent, les locataires potentiels ne pouvant tout simplement pas assumer une telle somme. Oui mais, en attendant, on patauge...

mardi 14 décembre 2004

Petite précision aux blogueurs en mal d'orthographe

Ce sont les fosses qui sont septiques. Vous, vous pouvez être sceptiques, à la limite. Ou alors il va sérieusement falloir envisager de consulter un médecin.

lundi 29 novembre 2004

Encore le GSM

Est-ce que quelqu'un pourrait m'expliquer pourquoi le MyX5-2 n'a pas l'option groupes d'appel ? Tous les autres Sagem l'ont, pourquoi est-ce que D'UN SEUL COUP ils ont décidé de la virer ? Pas qu'elle me manque tant que ça, j'ai déjà du mal à reconnaitre ma seule et unique sonnerie dans la rue, mais quand même. En tant que fille qui se respecte, je n'aime pas savoir que je ne peux pas faire quelque chose, même si ça ne m'aurait probablement servi à rien si je l'avais eu. C'est psychologique.

Edit : Bon, mettons que j'ai rien dit, en fait je peux assigner une sonnerie par personne, c'est mieux. Et pour le moment, mon téléphone se prend pour une mouette. J'aime, ça compense.

lundi 22 novembre 2004

Message personnel

Maman, j'aurais pas du t'écouter.
Tu sais, le nouveau téléphone portable, celui que j'ai depuis deux mois ?
Ben il est cassé. Il est tombé. Même pas de haut, hein.
L'écran est tout noir, maintenant. J'en reviens pas moi-même. Quelle camelote.
Tu avais dit que c'était de la perte d'argent de prendre la garantie contre la casse.
Moi je me connais hein, j'ai vu le nombre de fois que le Nokia a fini par terre.
Mais bon, j'ai rien dit, t'avais l'air sûre de toi.
Maintenant, j'ai plus qu'à espérer qu'ils accepteront un retour fabricant.
Maman, j'aurais jamais cru avoir à le dire un jour.
Mais là, vraiment... J'aurais pas dû t'écouter.

dimanche 15 août 2004

Le temps de la cerise

Pour ceux que mes démélés avec la SNCF auraient interessés, je viens pour la 4è fois depuis le début de cette année de me retrouver coincée dans un train pour une durée supérieure à deux heures. Si l'on considère le fait que je ne suis pas constamment sur les rails, mais au contraire que je fais grand maximum mon double A/R - pour des destinations plus ou moins variées mais éloignées de moins de trois heures de la capitale - par mois, on peut se dire que statistiquement, ça fait lourd. Je dois être atteinte d'une sorte de poisse ferroviaire.

mercredi 11 août 2004

Foyer doux foyer

J'ai des côtés assez lamentablement casaniers, qui font que pour des raisons de survie, j'ai besoin de savoir - au minimum dans quelle ville - où je vais dormir le soir. A fortiori, donc, si rejoindre l'endroit implique de prendre un train, et donc de préparer un sac, ou pire, une valise. En outre, il faut que je sois absolument certaine que je ne dérangerais pas, ce qui fait que je dois poser la question aux personnes concernées à peu près dix milliards de fois, jusqu'a lobotomie complète, ou jusqu'à ce que je sois pleinement rassurée. Si ces conditions ne sont pas respectées, je plonge dans un état d'angoisse semi-latent, dont l'apparition peut inquièter mon entourage. Ou bien, je me transforme en gremlin.

dimanche 8 août 2004

Observations cinématographiques

- "Cause toujours" est un film où il ne se passe rien. A un moment, on croit que si, mais en fait, non.
- Ce que j'aime, avec les comédies américaines, c'est que la vie y paraît aussi simple qu'elle devrait l'être.

mardi 29 juin 2004

Un peu de mode

Grâce à ma bible sur ces sujets qui passionnent tant de femmes - aka le magazine 20ans - j'ai appris une excellente nouvelle : cet été, la mode est au n'importe quoi. Je vais enfin pouvoir rentabiliser la possession acharnée (j'ai eu beau faire, je n'ai pas encore réussi à m'en séparer) de cette valise de fripes, et mettre cette jupe bleu moche qui ne va avec rien, en déclarant aux facheux "Nan, mais de toutes façons, tu comprends rien à la mode, toi". Bonheur.
Cependant, tout n'est pas rose non plus, et il faut compter avec le retour de cette erreur esthétique qu'est le "top" asymétrique avec bretelle de soutien-gorge en plastique transparent. Il y en a partout, je suis au bord de la syncope. Dieu merci, ledit t-shirt s'allonge jusqu'aux hanches, aussi nous n'aurons pas EN PLUS à subir la vision du pneu qui leur enserre la taille.

lundi 12 avril 2004

Requiem for a Dream

Voilà, des siècles après que tout le monde l'ai déclaré culte, j'ai enfin vu Requiem for a Dream. Je n'ai jamais été réputé pour mes connaissances up-to-date, il faut dire. J'ai tellement traîné que j'ai même failli voir la scène finale avant tout le reste parce que y a des abrutis dans mon groupe de TD qui trouvent que c'est un vach'té de bonne idée de la prendre comme illustration en cours de Son. Dans tout ce temps, j'ai tout entendu sur ce film. Que c'était culte, génial, incontournable. Qu'il était choquant, écoeurant, qu'on n'en ressortait pas indemne.
Un truc à propos de moi : j'ai tendance à focaliser sur la partie technique des films. C'est encore pire maintenant que je fais de l'audiovisuel et que je connais un peu mieux le sujet. C'est encore pire quand je sais que le film peut potentiellement me toucher, je l'exorcise en bloquant sur les détails techniques, sur l'aspect de l'image. Plastiquement, Requiem for a Dream est magnifique, et j'aurais pu me concentrer là-dessus, mais non, l'enfoiré, il a percé mes protections, il m'a retourné les tripes.
Non, je n'ai pas aimé. Je ne peux pas dire "j'ai aimé" à propos d'un film aussi dur. Mon avis serait plus proche de ce qu'en disait Kobal2 : "film excellent mais qu'il ne faut pas voir". Requiem for a Dream est génial, sans aucun doute. J'ai beau creuser, je ne trouve pas un défaut à lui reprocher, que ce soit au niveau du scénario, du casting, de la photo, du montage, rien, techniquement, le film est parfait. Mais c'est un film dérangeant, morbide, écoeurant. C'est un film qui est à voir, mais que je ne peux pas recommander. C'est un film de qualité, mais ce n'est pas un film "bien", ce n'est pas un film "que j' aime".

Pour continuer dans les banalités cinématographique - aka j'ai mon avis, et je le donne en me contrecognant que ce soit de la redite - j'ai également vu Memento. Le découpage des scènes est incroyable. A côté de ça, le daubissimal Irreversible - qui reprend le même principe de montage - a encore plus l'air merdique.

dimanche 11 avril 2004

Tabagisme passif

Dans les compartiments fumeurs des trains, y a souvent trois quarts de non-fumeurs. En tous cas, je le constate à chaque fois que je m'y retrouve. Pour mon trajet d'hier, j'avais préféré pour des raisons évidentes d'économies prendre une place à 36 euros en fumeur qu'une place en non fumeur à 58 euros (là, il faudrait que j'explique le principe des tarifs jeunes dans les Thalys, mais bon, en gros, croyez-moi sur parole), en sachant pertinemment que j'allais me retrouver enfumée.
Fondamentalement, j'ai rien contre les fumeurs. Limite, même, je les plains, ça leur coûte souvent une fortune, ça leur donne mauvaise haleine et ça encharbonne leurs poumons. Bon, je déteste me prendre la fumée dans la tronche, je ne supporte pas de rentrer chez moi et de retrouver l'odeur de clope froide sur mes vêtements, et je n'aime pas voir les cendriers improvisés dégueulant les mégots et la cendre, mais les fumeurs que je connais, je veux dire, ceux que je cotoye régulièrement et avec joie sont globalement des gens très civilisés qui respectent ma non-tabagie, alors vraiment, je me vois pas leur jeter la pierre.
Bref, les quelques fumeurs en compartiment fumeur - je le répète, ils sont très peu nombreux - ils me dérangent pas, j'ai signé pour hein, alors je suis prête à assumer de puer le tabac froid en arrivant, mauvaise-fortune-bon-coeur, t'as économisé 22 euros, ça mérite bien un petit sacrifice, ma chérie. Mais j'ai découvert chemin faisant cette race détestable de clopeurs qui se prend joyeusement une place en non-fumeur, mais vient griller sa clope toutes les demi-heures dans le malheureux espace pour intoxiqués qui se réduit comme peau de chagrin au fur et à mesure des lois, mais qui continue à exister envers et contre tout. En plus, ils sont super nombreux, rien que dans la minuscule portion que je voyais - une trentaine de sièges - j'en ai vu 15 défiler. Ce qui donne au final l'impression de baigner dans une espèce de nuage malodorant. Tant pis pour les (nombreux) non-fumeurs qui étaient là, ils n'avaient qu'à pas être aussi rapiats.
A noter que le summum, c'est cette blondasse - non j'ai rien contre les blondes, c'est pas de ma faute si toutes les pétasses que je rencontre sont blondes (ce qui ne signifie évidemment pas que toutes les blondes soient des pétasses, loin de moi cette idée) - tellement gourde qu'elle n'a pas réussi à comprendre que le cendrier avait été enlevé de l'accoudoir, et qui a jugé judicieux de laisser ses cendres dans le trou béant laissé par l'ablation dudit objet. Y en a qui vont rigoler pour nettoyer ses cochoncetés. D'accord, ça, c'est pas mon problème. C'était juste pour bien souligner que le problème c'est pas les fumeurs, c'est encore et toujours les abrutis. Finalement, la lutte contre le tabagisme c'est inutile, il faudrait s'attaquer à la connerie.

lundi 5 avril 2004

La suite du milieu

Contexte : je disais à wilou que d'après moi, la culture avait pour but la préservation de l'espèce, pas celle de l'individu, ce à quoi il me répondait que pour lui c'était la même chose. Ma réponse (en beaucoup plus synthétique qu'à l'origine) :

Chez la plupart des espèces animales (que je considère comme amorales), si un individu met en danger le troupeau - folie, maladie... - il sera sacrifié (abandonné ou abattu). La préservation de l'espèce répond à un instinct primitif, pour la survie de ses propres gènes dans la descendance ou je ne sais quoi.
Chez l'homme, la culture occidentale actuelle, du moins celle que je connais - ce n'est pas forcèment vrai dans d'autres cultures - veut que toute vie humaine ait la même valeur, d'où toutes les positions contre l'eugénisme, l'euthanasie, la peine de mort... Attention, ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit : si cela n'est pas poussé à l'extrème - je pense à l'acharnement thérapeutique, notamment - je pense que tout cela est un apport positif de la culture. Les régimes totalitaires, qui recherchent la survie du groupe au détriment de celle de l'individu, ont montré les dérives auxquelles peuvent conduire un tel fonctionnement.
De plus, préservation de l'individu ne signifie pas du tout non-préservation de l'espèce - il y a quand même une certaine logique là dedans. Ce que je veux dire, c'est que plutôt que de sacrifier un petit nombre pour sauver le plus grand, les valeurs de notre culture nous poussent à essayer de sauver TOUS les individus d'un groupe - quitte à en perdre une grande quantité (voire la totalité) dans la manoeuvre.

Edit (rapport au commentaire d'oz) : L'autopréservation qui nous pousse à sauver notre peau avant celles des autres - le contraire de la situation que je présentais, donc - montre aussi que on préfère sauver l'individu (soi-même) plutôt qu'aider à sauver l'espèce (en aidant les autres). Même quand ça se contredit, ça tient la route, mon explication, c'est pas magnifique ?

(Evidemment, tout ceci correspond à MA vision des choses, et je ne prétendrais jamais détenir la vérité absolue - Dieu m'en garde.)

mercredi 24 mars 2004

Le bon mot

Vérification faite, je le savais bien, le mot "amoral" existe, et a effectivement la signification que je voulais lui prêter : "Etranger, indifférent aux règles de la morale", alors que immoral signifie : "Contraire aux règles de la morale". Etre amoral, c'est donc n'être ni moral, ni immoral, mais en dehors de ce schéma. Ce qui me confirme ce que je disais, l'enfant, quand il arrache les pattes des sauterelles, ou qu'il a grandit trop vite et conçoit des poupées torturées - je dis ça parce que c'était dans mon cadre de mon cours d'histoire de l'art que la question s'est posée - n'est pas immoral, mais amoral.
En creusant sur le Net, je tombe, sans étonnement, sur l'idée Freudienne, qui veut que le Ca, reservoir des pulsions inconscientes, soit amoral, dans le sens où il ne fait pas la distinction entre le bien et le mal, et obéit seulement à la recherche du plaisir. Pour exemple, les tueurs en série, qui obéissent à leurs pulsions de meurtres sans avoir conscience de l'immoralité de l'acte : l'acte est immoral, mais l'être est amoral. L'exemple est plus intéressant que celui de l'enfant, à mon sens, car je trouve que les actes que j'ai donné en exemple plus haut ne sont pas vraiment immoraux, mais amoraux eux aussi. Ils sont apparement contraire à la morale communèment admise, mais sont pourtant tolérés. Je n'arrive pas, par contre, à trouver d'exemple de personnalités amorales, effectuant des actes moraux. Je tombe sur la phrase "Je le crois amoral, donc capable du pire / Autant que du meilleur" (Faust & Lilith), qui représente justement ce que je veux dire. Un être amoral ne fera pas forcèment le Mal, il peut être aussi capable de faire le Bien, mais n'aura conscience ni de l'un, ni de l'autre, les deux concepts étant inexistants pour lui. Pourtant, je pense ne rien trouver là-dessus, l'être amoral agissant de façon morale ne sera pas marginalisé, car il obéit (inconsciemment) aux règles en vigueur. Impossible donc de relever réellement un tel comportement, je suppose. C'est con, c'est là que ça commençait à m'échapper, et donc que ça m'intéressait réellement.

Il est tard, je suis malade, je viens de passer 5h sur mon projet de 3D : excusez-moi - et corrigez-moi - si j'ai raconté des conneries.

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