jeudi 3 janvier 2008

Le fond du problème

Deux mois à me prendre la tête et à m'empêcher de vivre à cause d'un million de choses sans importance pour détourner mon attention de l'état de panique quasi indicible dans laquelle me met l'idée de me jeter dans le grand bain. Deux mois que ma conscience et mon inconscient s'entendent pour me hurler que je ne suis pas faite pour ce métier, que je vais au devant d'un grand désastre, que je ferais mieux de tout arrêter avant que ça tourne mal. Deux mois à m'épuiser - en bonne autruche - à faire tout sauf l'essentiel, bouffée par les doutes et l'envie de tout plaquer, shootée aux anxiolytiques pour dormir la nuit. Deux mois que je tâche de me convaincre que tout va bien, et bordel ! C'est vrai, tout va même mieux que bien. Sauf ça.

Ces derniers temps, je déconne grave. Mais je me soigne.

vendredi 12 octobre 2007

Etat des lieux

Juste pour tenir un peu informés les gens qui m'avaient aidé (ou qui n'avaient pas pu mais avaient compati) à cette occasion :

Marion dit : alors tu as trouvé un stage ?
Sara dit : 4 en fait
Marion dit : ouais c'est cool en plus tu as le choix
Sara dit : Non, je les fais tous :)


Maintenant, il va s'agir de trouver un sujet et un référant de mémoire.

mardi 11 septembre 2007

Ceci est un appel au secours

Mon stage de la mort qui tue prévu pour cette année vient de me pêter à la tronche, et je me retrouve donc avec un manque de 260h - soit deux jours par semaine pendant 18 semaines - sur 400 à valider pour mi-juin si je veux avoir une chance de pas repiquer. Je reprend et persiste dans mes recherches, bien sûr, mais là je touche un peu le fond du désespoir, parce que je ne peux pas quitter Paris, où les instutions sont déja prises d'assaut par les étudiants, et que histoire de compliquer encore le truc, sinon y a pas de challenge c'est pas drôle, je cherche surtout dans des domaines où la psychomotricité n'est pas encore trop répandue. Par conséquent, si vous connaissez un établissement situé à peu près n'importe où en Ile-De-France, ayant de près ou de loin à voir avec la gériatrie, la psychiatrie adulte, la rééducation fonctionnelle ou la prise en charge des personnes malvoyantes, dans lequel exerce un(e) psychomotricien(ne) diplomé(e) depuis plus de trois ans, c'est le moment de me sauver l'année.

Allez, pour faire bonne mesure, je vous met un peu de musique que personne n'écoutera de toute façon (alors oui quand je suis en mode tout-va-mal-monde-de-merde je le suis pas qu'à moitié, heureusement ça dure pas longtemps) :

Shakawkaw par Infected Mushroom


Merci au Lapin Blanc pour la découverte :x

mardi 24 avril 2007

This is going to get messy

J'ai enfin trouvé l'intitulé de mon dossier théorico-clinique, ça devrait donner un truc du genre "réflexion sur la place de la psychomotricité dans la prise en charge pluri-disciplinaire de la maladie de Parkinson". Je trouve que ça pête bien, pour un document de vingt pages interligné double, en plus du coup j'ai tout résumé dans le titre, c'est pratique.
A part ça, mon stage en neurologie est pas mal beaucoup intéressant, les gens m'expliquent patiemment ce qu'ils font et me donnent accès à des documents précieux, et j'ai même pu assister à une présentation de la nouvelle unité de recherche concernant la stimulation cérébrale profonde. Pas accessoirement du tout, réaliser qu'il existe encore des endroits dans le secteur de la santé où le personnel n'est pas principalement occupé à se tirer dans les pattes, c'est déjà rassurant en soi, mais c'est encore plus agréable de constater que, si personne ne saisit bien à quoi je peux bien servir - mais comment leur en vouloir, je n'en suis parfois pas bien certaine moi-même - tous sont très curieux de comprendre, ce qui n'est pas courant non plus.
Déjà trois posts que j'enchaîne sur mes études, et ça n'est pas fini : depuis quatre mois et pour encore un au moins à suivre, je pense psychomotricité, je vis psychomotricité, je respire psychomotricité. Je rédige synthèses et compte-rendus, j'explique, je compare, je lis, trop, j'archive PDFs et URLs (sans compter les photocop') en espèrant "trouver le temps" de les consulter, je classe par thèmes et par priorité pour servir de base à la reflexion sur le choix du sujet de mon mémoire de fin d'études, je renâcle à passer ces coups de fil pourtant d'une importance capitale (non, vraiment !), je déprime en pensant à la session de révisions qui m'attend mi-mai (le par-coeur cMal), et puis je veille pour rédiger mon plan qui tient encore la route à la lumière du lendemain, miracle.

samedi 31 mars 2007

La psychomotricité en Europe

Contrairement à ce que je disais l'autre jour, la réglementation danoise sur la psychomotricité ne la limite pas aux seuls champs de l'éducation et du développement de l'enfant :

The main target groups are both children and adults in psychiatric institutions, handicap care, elder care, child care institutions, public (re-)education, and rehabilitation centres.
jcvu.dk

D'ailleurs on (pas moi, hein, eux) est même en train de plancher sur une reconnaissance des formations franco-danoises.

Accessoirement, il semblerait qu'au Luxembourg, la discipline soit reconnue (bien que non enseignée), à tel point qu'elle est même OMFG ! remboursée - comme quoi c'est possible, et c'est bien le seul domaine de la psychomotricité où la France retarde, forcément, dès qu'on parle de sous, y a plus personne. Okay, après, il faut avoir envie d'aller bosser au Luxembourg. Mais maintenant que j'ai branché le cerveau, je réalise que l'absence de réglementation dans les autres pays Européens me permet en fait de faire un peu ce que je veux, étant donné que ça signifie essentiellement qu'aucun diplôme n'est nécessaire pour exercer. C'est peut-être même moins pénible que de devoir faire valider l'équivalence. Le tout, c'est de savoir défendre suffisement son truc pour en faire reconnaître l'utilité et le bien-fondé, et ipso facto ne pas être sous-payé - parce que je le vois venir à des kilomètres hein, le salaire de personnel non qualifié, et j'ai pas fait dix mille ans post-bac pour gagner une misère.

samedi 10 mars 2007

Turn to real life

Mon grand truc du moment, c'est le bad trip du futur diplômé. Mes amis potes et connaissances - hors fac mais elles ont presque toutes à peine la vingtaine - sont mariés, enceintes (ou même déjà parents), salariés (ou freelance hein, je suis pas sectaire), voire les trois à la fois, et que si j'arrive encore bon an mal an à garder les deux premiers dans les sphères science-fictionnesques, le troisième se rapproche à vitesse luminique, et je me sens grave pas prête, dans le plus pur style "je suis bonne à rien" - sauf à glander comme une vraie étudiante. Alors je biaise en faisant de grrrands projets qui font la vie plus palpitante, comme ça je sais pourquoi je flippe.
Je ne pourrais pas dire si c'est en raison de l'augmentation du départ de mes amis et connaissances outre-frontières, ou plutôt de mon acharnement pré-estival à "me mettre dans le bain" en lisant des blogs de résidents français en Asie du Sud-Est, mais il est donc notamment devenu évident qu'un de mes souhaits d'avenir est de m'expatrier un an et plus si affinités. De là, outre les contingences matérielles qui seront étudiées en temps voulu, se posent certains problèmes.
Tout d'abord, mon absence de projet défini. Pour le lieu d'exil, déjà, même si on peut tout de même décemment penser que mon expérience à venir décidera de mon intérêt ou non pour les pays d'Asie, et que l'Europe est tout à fait envisageable, en particulier la Scandinavie, mais je ne suis pas bornée. Pour la teneur de mon action, parce que j'ai pas, mais pas _du tout_ envie de bosser avec des enfants, et je sens que ça va difficilement passer, là.
Ma nullité linguistique, ensuite. J'adore les langues, mais les langues ne m'aiment pas. De plus, cf juste au dessus, je ne sais pas encore sur la quelle jeter mon dévolu. Mon but actuel sera donc de renforcer et d'étayer sérieusement mes connaissances dans la seule langue avec laquelle je suis capable de me débrouiller - à savoir lire très bien, comprendre correctement, écrire contrainte et forcée, parler n'importe comment - j'ai nommé l'anglais, grâce aux cours municipaux d'adultes (en raison d'absence totale de doute sur mon incapacité à m'auto-former).
La non-exportabilité de mon diplôme, enfin. A moins d'envisager à nouveau un volte-face complet, et reprendre la voie du multimédia, ce qui ne m'intéresse pas du tout, je dois prendre cette réalité en compte : personne ne connaît la psychomotricité. En France déjà, où elle a pourtant été consacrée par un Diplôme d'Etat (important, les majuscules) aux côtés de la kinésithérapie et de l'orthophonie, on peut constater que même les étudiants ont du mal à l'appréhender (je ne suis pas inquiète, on m'a dit que ça devrait être le cas d'ici ma soutenance - ça vaudrait mieux). L'unique autre pays où elle est reconnue en tant que discipline à part, à savoir le Danemark, limite son champ d'action à la petite enfance, et ça, c'est vraiment déprimant. Partout ailleurs, si elle existe, elle est en général considérée comme une spécialité de la kinésithérapie, dans laquelle je n'ai bien entendu aucune formation.
Allez, j'avoue, il y a des obstacles c'est vrai, mais en fait je suis plutôt confiante, j'ai déjà trouvé une demi-douzaine d'organisations et associations susceptibles d'être intéressées par mon profil atypique et ma profession mal connue. Reste plus qu'à prouver ma valeur, valider quatre cent heures de stages, écrire des tonnes d'analyses, et obtenir mon DE enfin. A suivre en automne 2008, quoi.

vendredi 9 septembre 2005

La vie dont vous êtes le héros

Et voilà. C'est le moment un peu rigolo ou vous avez 4 jours pour décider si votre vie professionnelle continuera sur ses rails bien huilés, ou sera modifée du tout au tout. Le tout de façon complètement inattendue, parce que passer des concours para-médicaux - que dis-je, un seul, pour voir si ça pourrait marcher - en révisant à peine une dizaine d'heures, vous ne pensiez pas que ça permettait de les réussir.

Vous persistez et signez vers le Master 2 ASE, allez page 27.
Vous suivez les caprices du Hasard et tentez Psychomot', rendez-vous page 53.

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